L' Actualité dans l' angle du dévoilement extraterrestre. Fulcanelli : mention de " espace immunisé "
Les textes anciens de l'Inde disent de ne pas regarder le soleil éclipsé.
Chacun. Chacune fera bien sûr ce qu il voudra.
Il s’agit de la Manusmṛti (Lois de Manu), livre IV, verset 37, un texte sanskrit de la tradition du Dharma, dont la datation exacte est discutée mais qui remonte approximativement aux derniers siècles avant et premiers siècles après notre ère.
Le sanskrit dit :
« nekṣetodyantamādityaṃ nāstaṃ yāntaṃ kadā cana | nopasṛṣṭaṃ na vāristhaṃ na madhyaṃ nabhaso gatam || »
La traduction de Ganganath Jha donne explicitement ceci: « He shall not look at the Sun when rising, nor when setting, nor when it is eclipsed… » — autrement dit : « Il ne doit pas regarder le Soleil lorsqu’il se lève, lorsqu’il se couche, ni lorsqu’il est éclipsé… »
Le monde chrétien pensera, en partie du moins, que le Christ rend tout de permis et classera cette prescription dans l 'ordre des superstitions.
Chacun aura son idee du Christ !
Ayurveda : le monde n’est pas seulement ce que l’on regarde
L’Ayurveda, littéralement la « connaissance de la vie », est une tradition indienne ancienne que nous savons etre nee du contact avec les phases d'Enseignement de l'Espace ( Periode Vimana ) . La conception de l’être humain dépasse largement la séparation que la civilisation de type 0 à 1 fait entre corps, perception et environnement.
L’individu, en Ayurveda, n’y est pas considéré comme un organisme fermé. Il vit dans un échange permanent avec ce qui l’entoure : nourriture, rythmes du jour et des saisons, sensations, activité mentale. Les cinq sens participent donc pleinement à cet échange.
C’est ici que peut apparaître un premier parallèle avec le champ de l’attention dont " La Coquille du Pouvoir " parle.
Les gens ont tendance à penser l’attention ainsi :
Je suis ici donc je décide de regarder quelque chose et cette chose devient l’objet de mon attention.
Mais les traditions indiennes permettent une conception moins unilatérale. Ce qui apparaît à nos sens agit également sur notre état. La relation n'est donc pas simplement celle d'un observateur souverain devant un monde passif.. Ne pas confondre Souveraineté et orgueil de l'être.
Du champ de l’attention au champ de visibilité:, qu en dire ?
Le champ de l’attention désigne ce vers quoi la conscience se porte.
Le champ de visibilité, tel que nous venons de le formuler, pourrait désigner quelque chose d’un peu différent : l’espace dans lequel une chose devient visible et où celui qui regarde se trouve lui-même engagé par cette apparition.
C'est une distinction importante.
Dans le premier cas :
Je regarde la chose.
Dans le second :
La chose apparaît — et ma position devant elle se transforme.
Cela rejoint remarquablement la notion indienne de darśana. Dans le contexte religieux hindou, recevoir le darśana d'une divinité ne consiste pas simplement à observer une statue comme on regarderait un objet dans un musée. Voir et être vu appartiennent symboliquement à une même rencontre.
C'est là que la formule dans La Coquille du Pouvoir : « l'Œuf regarde » devient intéressante sans avoir besoin de prétendre que l'Œuf possède littéralement la conscience humaine.
L'Œuf entre dans le champ de visibilité et modifie celui qui le regarde.
Et l'éclipse ?
L'éclipse rend cette question presque spectaculaire.
Le Soleil, condition habituelle de notre visibilité, devient lui-même l'objet d'une occultation. Pendant quelques instants, ce qui permet normalement de voir est transformé.
Certaines traditions indiennes entourent donc l'éclipse de prescriptions de retrait, de jeûne, de mantra ou de méditation et recommandent de ne pas la contempler. Cela appartient au croisement de traditions religieuses, du Jyotish et de pratiques populaires ayurvédiques.
Symboliquement, on pourrait le formuler ainsi :
Tout ce qui devient visible n'a pas nécessairement à devenir objet de notre regard.
Et voilà peut-être le point le plus proche de La Coquille du Pouvoir.
Le champ de l'attention demande :
« Vers quoi est-ce que je tourne mon regard ? »
Le champ de visibilité introduit une autre question :
« Que devient celui qui regarde lorsqu'une chose entre dans le Visible ? »
Et entre les deux se trouve cette expérience étrange : nous pensions avoir devant nous un objet destiné à être regardé. Mais lorsque cet objet entre véritablement dans le Visible, sa présence change également notre propre regard et la place depuis laquelle nous le regardons.
C'est probablement là que « l'Œuf regarde » cesse d'être seulement une jolie formule.
Il désigne une relation, pas un œil.
Champ de l’attention → champ de visibilité → renversement du regard. 🥚🌑