L' Actualité dans l' angle du dévoilement extraterrestre. Fulcanelli : mention de " espace immunisé "
Deux lieux peuvent être séparés par des centaines de kilomètres et pourtant devenir adjacents dans l’espace d’un sas.
Le sas n’est donc pas nécessairement un passage qui parcourt la distance entre deux points. Il est l’espace dans lequel cette distance cesse momentanément de les séparer.
D’un côté, une maison.
De l’autre, une base.
Dans la géographie ordinaire, elles sont éloignées. Mais dans le sas, leurs deux seuils deviennent voisins.
On entre par une porte. On traverse quelques mètres. On ressort ailleurs.
Les centaines de kilomètres n’ont pas été parcourues : les deux lieux sont devenus adjacents dans l’Espace d’un sas.
L’Œuvre du Temps et l’Espace immunisé
Freud a montré que l’être humain ne coïncide pas entièrement avec sa conscience. Jung a prolongé ce déplacement en distinguant le Moi de réalités psychiques plus vastes que lui, notamment le Soi et les figures par lesquelles la psyché se représente sa propre profondeur.
La Sophiologie permet de poser la question autrement.
Il ne s’agit plus seulement de savoir ce qui, dans l’être, demeure inconscient, ni quelles figures émergent des profondeurs de la psyché. Il s’agit de comprendre comment l’être maintient sa cohérence alors même que son humanité est continuellement transformée par l’Œuvre du Temps.
Le corps vieillit. Ses possibilités se modifient. Certaines formes disparaissent tandis que d’autres apparaissent. Cette transformation appartient à la condition terrestre et ne saurait être abolie.
Mais une confusion peut s’installer : celle qui consiste à identifier progressivement la totalité de l’être à l’état présent de sa vie sur Terre.
Nous appelons espace immunisé : ce qui s'oppose à cette réduction.
Le franchissement ne nie aucune transformation corporelle. Elle ne promet ni conservation de la forme ni victoire sur la mortalité. Elle maintient simplement une distinction fondamentale entre ce que le Temps transforme et ce que cette transformation permet de dire de la totalité d’un être.
C’est dans cette distinction que peut être situé l’Espace immunisé.
L’immunité dont il est question n’est pas une immunité contre le Temps. Elle est une immunité contre la réduction imposée par le temps linéaire. L'Espace immunisé doit l'assumer et le modifier.
Traverser l’Espace immunisé ne signifie donc pas sortir de la condition humaine. Cela signifie que plusieurs états de l’existence peuvent désormais être reconnus sans que l’un d’eux acquière le monopole de la définition de l’être.
Le seuil apparaît lorsque ces états deviennent suffisamment proches pour entrer en relation, tout en demeurant suffisamment distincts pour ne pas se confondre.
Nous pouvons appeler superposition cette proximité particulière.
Et passage le moment où cette superposition cesse d’être seulement perceptible pour devenir structurante.
Freud avait déplacé le sujet hors de la souveraineté absolue du Moi.
Jung avait ouvert la psyché à une totalité qui dépasse le Moi.
La Sophiologie propose ici un troisième déplacement : soustraire la totalité de l’être à la souveraineté de l’Œuvre du Temps.
Non pour échapper au Temps.
Mais pour empêcher le Temps de devenir, à lui seul, la définition de l’être.
Nous entrons là dans le mécanisme du passage et l’identité de celui qui pourrait le provoquer.
Cela donne une méthode beaucoup plus solide : d’abord chercher le seuil, la superposition, la rupture de continuité et le maintien de la cohérence. Ensuite seulement poser la question de l’OVNI ou de l’intelligence qui pourrait être derrière le phénomène.
La phrase qui résume notre avancée pourrait être :
Avant de demander qui traverse le seuil, il faut comprendre ce qui rend le seuil possible.
Un sas n’est pas seulement ce qui sépare deux espaces.
Il rend possible leur passage.
À petite échelle, deux lieux normalement éloignés peuvent être pensés comme devenant adjacents dans l’espace d’un sas. La distance n’est pas nécessairement parcourue : pendant un instant, une autre relation entre les deux points devient possible.
Mais que devient cette idée lorsqu’on change d’échelle ?
Une nation peut elle aussi connaître un moment où l’ancien ordre ne suffit plus et où le nouveau n’existe pas encore pleinement.
Elle entre alors dans un état de seuil.
L’Espace immunisé peut être pensé comme le champ permettant cette transition sans destruction de la cohérence d’ensemble.
Il n’est pas le sas lui-même.
Le sas est local.
L’Espace immunisé est le champ dans lequel les sas deviennent possibles.
La cohérence est en soi une thématique de Sophiologie : Synchronicité. Superposition. Cohérence.
Être immunisé ne signifie pas être soustrait aux transformations. Une personne demeure soumise à l’Œuvre du Temps. Une société demeure soumise à l’Histoire. Mais une civilisation peut connaître la rupture, la disparition de certaines formes et l’apparition de formes nouvelles.
L’immunité de l'espace immunisé empêche que la transformation devienne nécessairement désintégration.
À l’échelle individuelle, ceci empêche l’être d’être réduit à ce que le Temps lui retire.
À l’échelle collective, l’espace immunisé empêche une société d’être entièrement définie par ce qui s’effondre en elle.
Il préserve la possibilité du passage dans des espace temps supérieurs.
Nous retrouvons alors la fonction fondamentale du seuil : séparer suffisamment pour que deux états demeurent distincts, rapprocher suffisamment pour qu’un passage devienne possible.
Le sas appartient au seuil.
L’Espace immunisé appartient à la cohérence.
Et lorsque l’ancien monde se défait, cette cohérence ne sert pas à le conserver artificiellement.
Elle permet à ce qui cherche à naître de ne pas être détruit par la disparition de ce qui l’a précédé.
Et surtout, l’« immunité » prend enfin un sens précis : elle ne protège pas du changement ; elle protège la cohérence nécessaire pour traverser le changement.
C est une définition axe .
Si l’on venait à supposer une intelligence extérieure capable d’établir un contact, la cohérence deviendrait une condition d’accueil : quelque chose de radicalement étranger pourrait approcher sans provoquer immédiatement désorganisation, fascination ou peur.
La cohérence doit subsister pendant et après l’approche. Le contact ne peut pas abolir le discernement, ni imposer une soumission, ni détruire l’autonomie. Intervient alors la Théosophie de la Sagesse dans les principes de Structure.
Nous nous sommes un peu éloigné du sas pour approcher la structure derrière celui ci.